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La vie éphémère du papillon de nuit

Classé dans : Poésies — 1 février, 2013 @ 8:20

La nuit dans tes antennes se dédouble

Et tes antennes forment le drôle de couple de la vie et de la mort

Qui ne vont pas l’une sans l’autre

Drôles de lesbiennes et curieux corps à corps,

Baiseuses.

 

Oh! Beau Papillon de nuit,

près tu réverbère , tu en finis.

Tu as rêvé un monde de lumières pâles,

Tu as rêvé la langue d’insecte qui te dévore

Tu as rêvé mes yeux qui te regardaient

Et pourtant personne, parmi tous ceux que je connais,

Ne t’enterre ni te pleure.

 

 

Du monde où j’écris

Classé dans : Non classé — 16 janvier, 2013 @ 8:19

Je vous écris du monde très sélect, très fermé,

Où les femmes se comparent entre elles, dans le nerf et l’acier

Où l’attitude du monde

déroule sous vos yeux jaloux

Sa tranquille , inféconde

féminité du dessous.

 

Je vous écris de ce monde hélas

Où les femmes se muent en pétasses

Où leurs culs déshabillent les impasses

Où la jarretière, dans un haletant appel

En appelle aux queues dures, dures pour toujours.

 

Ici l’Homme est le plus fort, il n’a pas le droit d’être faible

Ici la Femme est la plus belle, elle n’a pas le droit d’être laide.

Mort de Marilyn

Classé dans : Fictions,Non classé — 14 janvier, 2013 @ 8:54

( à Oates)

 

Cette fois-ci les draps sont blancs et je suis  toujours nue. Personne en face de moi pour me crépiter de son flash. Si, le fantôme de ma solitude. Je suis accrochée au combiné comme toujours j’ai été reliée aux objets, aux flashs, aux humains, aux choses… j’essaie de me raccrocher à toi Maman, Maman… tu m’as tellement manquée. Peut-être aujourd’hui vais-je te rejoindre dans ton absence. Là où tu es, peut-être que moi aussi je pourrais n’être personne. J’espère n’être plus personne… Rejoindre l’anonymat qu’au fond je n’ai jamais quitté. Qui est cette Marilyn? Il paraît que c’est moi! Elle est à côté de moi maintenant, nous avons changé de place. Je reprends ma place et Marilyn me regarde.

Maman, j’aurais aimé te reconnaître à l’hôpital. Voir dans tes yeux une présence. J’aurais aimé  que tu me reconnaisses. ( Marilyn fait toujours des sourires comme si elle voulait qu’on la caresse, qu’on la désire, Marilyn c’est une allumeuse innocente, une salope). Mais comment aurait-ce été possible, comment aurais-tu pu me reconnaître?  Je n’étais plus moi-même, je ne savais plus qui j’étais. Qui sommes-nous au fond? Je me suis réduite à ma bouche pulpeuse qui imite mon cul, poupoupidouuuuuuuuuuuuuuuuu … Prouuuuuuuuuuuut. Mes cheveux puent le faux, ils sont secs comme du crins. Ils sont un casque de lune, ils effacent  l’auréole autour de moi, personne ne peut  voir à quel point je suis seule. Ce que voient les gens, ce sont leurs propres peurs, leurs propres sexes qu’ils projettent sur moi. Ce qu’ils me reprochent c’est ce qu’ils sont. Je ne suis pas Marilyn. Je ne suis pas cette Marilyn dont vous me parlez. Je ne suis qu’un miroir. Je ne suis qu’une icône. Aujourd’hui, je deviens un mythe. Et quel est le contraire de la vérité? C’est le mythe.

Le téléphone! Voilà de quoi j’ai toujours été dépendante! Etre reliée à une voix… Au bout de la nuit… Quelqu’un. Quelqu’un sans regard, sans appréciation, juste quelqu’un… Ne comptez que sur ma voix, ne comptez plus sur mon corps… Le téléphone! Ce soir, il n’y a personne au bout du fil, il n’y a que la mort et sa drôle de tonalité (la/la/la). Je ne sais pas si c’est une voix qui me répond, ou une simple tonalité. ( ?) 

Les draps sont si blancs, ils se démarquent à peine de ma peau, je suis nue comme un ver… La première fois, ils étaient si rouges. Miss Golden Dreams, Pourquoi avez-vous fait cela? ( Parce que j’avais faim… Non je n’ai rien mis, si! j’ai mis la radio… Le téléphone voilà de quoi j’ai toujours été dépendante, être reliée à une voix, au bout de la nuit, quelqu’un…) Pourquoi montrer mon corps nu? Ce n’est pas mon corps que je vous ai montré, c’est moi. Oui! c’est moi, je me suis montrée telle que j’étais. Vous avez vu la vie, vous avez vu toutes mes cicatrices. Vous avez vu ma cicatrice? On m’avait enlevé de la vésicule biliaire. Je ne vous ai rien caché, hein? Je suis comme Jésus!. Horreur…Pourquoi je me suis montrée…. Les salopes montrent leurs corps. Moi je me suis montrée, moi, et vous avez cru m’aimer. Mais ce n’est pas moi que vous avez aimé, c’est votre propre malheur, moi je cherchais le regard de ma mère qui ne m’avait pas regardée, maintenant  je sens qu’elle est morte dans son pays de l’hôpital, elle héritera de toute ma fortune, elle pourra être fière de sa fille. Il fallait qu’elle me survive.Il fallait que je sois encore plus morte qu’elle.

 

Qui sait si ce n’est pas mon âme que vous chercherez en me regardant sur une photo, lorsque je ne serai plus de ce monde. Lorsque je serai avec toi Maman, dans ton poème, à l’hôpital. Lorsque je serai redevenu moi, ( je crois que j’ai pris trop d’alcool, cette fois, trop de médicaments, ce n’était pas une voix au téléphone, mais une tonalité/lalalala) Cet après-midi, oh mon Dieu j’ai retrouvé toutes ces photos ridicules, toutes ces lettres de fans, adressées à moi-pas-moi, à cette… Marilyn. Mais qui est-elle au fond? C’est moi, c’est moi…  J’ai tout brûlé puis j’ai bu du champagne, et encore du champagne.Et j’ai pris tous ces médicaments. Et j’ai attendu qu’il vienne…

 

 Je ne sais même pas qui est cet homme ridicule.Je sais bien que Marilyn est ce genre de femme que les journaux aiment voir dans les bras d’un président. Je pense que c’est pour ça que je l’ai aimé, je pense que c’est pour cela qu’il avait envie de m’enculer. Je lui ai tout expliqué dans les moindre détails, mais cet homme n’aime pas Marilyn, peut-être même qu’il y a une alliance entre moi et lui, oui. Peut-être qu’il me méprise d’avoir incarné Marilyn et que je le méprise de jouer au mâle qui sauvera l’américain moyen. Nous nous méprisons et nous nous  fascinons comme deux hommes d’affaire, et ça nous donne envie de baiser , ça lui a donné envie de m’enculer. Je lui ai expliqué que je n’aimais pas ça, caca plein pot de toutes façons, T’as qu’à me faire un lavement.

 

 Bon, on a fait un lavement. Ca fait des jours et des jours que je me bourre la gueule, là j’ai pris trop de médicaments, puis qu’est-ce que bon dieu ce président vient faire dans ma maison? ( Ici j’ai terminé mon voyage). Un président n’a rien à faire dans la maison de Marilyn Monroe, sauf s’il y a des journalistes dans le coin. Mais il n’y a pas de journaliste dans le coin, j’ai fait toutes ces photos sur la plage il y a quoi? Trois jours.

 

Je vais mourir… Oui, Marilyn, plus personne ne veut d’elle. Quelque chose va craquer, car elle arrive toujours en retard, car elle ne croit pas en elle, car elle oublie son texte sur le tournage, parce qu’elle va dire au monde entier, dans une robe cousue sur elle, qu’elle baise le président, devant le monde entier, elle lui chante son anniversaire, tu es allée trop loin Marilyn, tu es allée trop loin Norma Jean…. Ne crois -tu pas qu’il faut mourir  de honte aujourd’hui? Plus personne ne veut de toi sur un tournage. Meurs, tu n’es qu’une putain.


Mouches

Classé dans : Poésies — 27 octobre, 2012 @ 5:57

Vous êtes si petites

Vous avez attendu que le fond de nos bocaux pourrissent

Vous êtes nombreuses

Vous me faites un peu peur

Vous êtes larvées sur mon plafond

Et vous rampez comme des petits serpents sur un cadavre à l’abandon.

 

Vous regarder ainsi

Dire je vous ai compris

Vous en vouloir ainsi

contre mes yeux ternis

contre mon corps pourri

Vous êtes si nombreuses

tout près de mes joues creuses

 

Mouches, terribles mouches

Une hirondelle ne fait pas le printemps

mais une seule d’entre vous

au seuil de temps en temps

fait le deuil du temps.

Poème écrit à croupi

Classé dans : Poésies — 27 octobre, 2012 @ 3:43
 
Poème assis

à croupie

jambes et cuisses écartées

Écartelées et écarlates

Je sens monter vers moi

Les effluves de ma chatte

 

J’essaie de baisser mon menton

le plus possible vers le sol

Comme on me l’avait appris à l’école

Il y a un petit détail qui me chiffonne…

Classé dans : Sujets de sociétés — 26 octobre, 2012 @ 8:46

Columbo. Ca n’a l’air de rien comme ça. C’est pourtant la torture la plus implacable qu’il soit. Columbo ne vous abandonnera jamais. Que vous soyez le coupable ou la victime, Columbo est ce nazi, ce fonctionnaire-type qui fait juste son boulot.  Invariablement, il mène à bien son enquête. Colombo est un tortionnaire. Un tortionnaire sadique. Un harceleur qu’on laisse faire au nom de la justice.Ce n’est pas tant devant la preuve, que parce qu’elle veut avoir la paix, que la victime-bourreau avoue. Devant le petit détail qui tue, celui qui causa sa perte, elle comprend que le flic ne la lâchera qu’avec un aveu. La victime cède au chantage, elle capitule, elle qui avait pourtant tant de sang-froid.

Et pourtant,   que dire de l’humanité que ce petit homme brun dégage? De la sympathie qu’il suscite avec sa démarche de distrait? J’ai toujours aimé Columbo, ce personnage sale et mystérieux.  Je peux sentir son odeur de tabac froid rien qu’en le regardant. Je suis fascinée par le secret de ce personnage  happé dans le raisonnement, par son intelligence qui ne transparaît pas, par cette personne simple semblant perdue dans le monde de l’abondance et de l’apparence.

Columbo est un personnage ambigû et étrange, seul l’obsession du petit détail l’amène au  dénouement. Bien que capable d’une belle empathie, il  ne se laisse emporter par aucune sorte d’afflication.  Colombo ne perd jamais de vue son objectif, sa distraction n’est qu’une stratégie inconsciente pour égarer sa victime. Columbo croit en la justice de son pays. Il ne croit pas en la jalousie ni en la richesse. Il ne croit pas en la réussite sociale. Il ne croit qu’en son imper, qu’en sa voiture et qu’en la familiarité . Il ne croit qu’en son chili et son bon cigare.

Columbo a l’air d’un raté mais il ne croit qu’en ce qui est vrai. J’aurais voulu pouvoir prendre la vie avec autant de philosophie que ce petit bonhomme. Comment fait-il pour repérer dès le début le meurtrier? Sans doute Columbo est-il capable de déceler ce qui relève de la comédie humaine, il voit dès le début, qui en fait trop ou  pas assez.

Mais il y a autre chose chez Columbo. Quelque chose qui réveille la  frustrée qui est en moi. Dès le début, je me sens rassurée. Je fais taire dans ma tête le scandale que le meurtre suscite en moi,  et me dit que   Columbo va arriver. Je me  demande juste  quel subterfuge l’assassin va utiliser pour déguiser son meurtre en suicide ou en accident. Une partie de moi éprouve parfois de l’empathie pour le meurtrier, aux prises d’un chantage dont il ne peut se défaire, prisonnier par cette solitude d’être  le seul à savoir. Une partie de moi est avec, comprend le meurtrier tandis que l’autre ne peut que condamner son passage à l’acte. A ce moment de l’épisode, quand Columbo n’est pas encore arrivé, mon âme est refroidie, elle baigne dans l’angoisse froide, dans la terreur de comprendre, d’admettre les raisons du meurtrier.

Lorsque Columbo arrive, c’est le familier qui entre en scène. Columbo ressemble à toutes ces personnes juives allemandes de ma famille, celles qui après avoir connu la peur de mourir vivants et le déracinement ont su s’installer, par miracle, dans un quotidien assez ennuyeux.  Car c’est bien l’ennui qui est miraculeux lorsqu’on a échappé à la Shoah. Le quotidien, et l’ennui, voilà les miracles de Columbo…  Petite, je savais que l’acteur était juif, c’est sans doute pour cela que je me suis mis à l’aimer… Il y a d’ailleurs un épisode où Columbo règle son compte à une ancien criminel nazi, reconverti dans la prestidigitation.

Columbo,  c’est le familier mais aussi l’étrange concentré dans le point vide  de cet oeil de verre qui ne bouge pas. La petite faille au coeur de son visage, est la force de Columbo. Souvent j’ai été amoureuse de ce visage qui ne me regardait pas ou qui ne me regardait qu’à moitié, de la partie rationnelle dénuée de toute empathie, mais aussi de la partie émotionnelle de Columbo, cette partie humaine qui lui fait comprendre pourquoi un homme, une femme, peut tuer.

S’ensuit alors une course poursuite obsédante, s’ensuit alors la torture, le harcèlement, et l’agacement de la victime, qui se retrouve plus tôt qu’elle ne l’aurait crû, à expliquer à Columbo pourquoi elle n’est pas la meurtrière. Tout est basé sur cette torture mentale, sur cette enquête envahissante qui n’en finit plus. L’habile Columbo, déguisé sous les traits sympathiques d’un gars sous-doué, déstabilise sa victime par ses brillantes déductions, par ces puissants questionnements qu’il lâchera, comme ça l’air de rien. C’est toujours un petit détail qui « le chiffonne », un petit détail  qui vient infirmer l’explication brillante du meurtrier. C’est toujours ce petit détail que Columbo repère. Ce petit détail, ajouté à un autre petit détail, commence alors à devenir aussi long que le nez de Pinnochio, la culpabilité commence à se voir comme le nez au milieu de la figure. Il ne manque plus que la preuve… Lorsque celle-ci arrive, qui était là depuis le début,  c’est alors un rire  qui sort de moi, un rire sadique et dégoûtant, complice de la justice. Columbo me venge, il venge les petites gens comme moi, qui n’ont pas beaucoup de pouvoir, qui ne feront jamais fortune, démunis devant les salauds et le grand banditisme. 

Les petites gens comme moi, qui ont peur.


Pile ou face: à l’amant

Classé dans : Poésies — 26 octobre, 2012 @ 8:39

Je croyais préférer les caresses

J’ai préféré tes coups

 

Je croyais aimer les préliminaires

Tu m’as appris ta queue

 

Je voulais ma liberté

Et tu m’as attachée

 

Je voulais être lucide

Tu m’as bander les yeux

 

Je me croyais amour

Je ne suis que péché

 

Je me croyais tendresse

Et je mords l’oreiller

 

Je me croyais fierté

J’adore être humiliée

 

Je voulais toute ta bouche

Et j’ai eu ta fessée


Je me croyais vénielle

Mais je suis une mortelle…


Je croyais être une pute

Mais je suis si soumise

 

Je me voulais soumise

Mais je ne suis qu’une pute

 

J’avais ma petite fierté

Mais tu m’as insultée

 

Je ne voulais que toi

J’ai eu tous tes copains

 

Je te voulais toujours

Je t’ai jusqu’aux matins.

Tenter

Classé dans : Poésies — 26 octobre, 2012 @ 8:36

Tenter  un poème aux rimes frelatées

Aux pétales de la fleur, aux anciennes idées

Bondir un instant puis me rappeler.


L’amour et la haine enfin unifiés. 



Détruire une à une  les images noires et blanches

Versions négatives de ta petite enfance

Et faire naître la couleur  du gris, de l’argenté

De la blancheur de ta peau, de ton regard égaré


Et surtout surtout ne jamais t’ oublier

Car à vouloir trop vivre tu as fini serré.

Fleur

Classé dans : Non classé — 26 octobre, 2012 @ 8:35

 

Fleur, jolie fleur, 

Tu ne me fais pas peur, 

Fleur, jolie fleur

Tu es si belle jolie fleur,

Belle pétasse aguicheuse,

Dont les pétales huilées,

perlent au bout de l’ondée.


Fleur, jolie fleur

Tu te travestis en fleur

Tige qui se déguise

Pour émouvoir les bourdon

Qui fais danser la nuit, 

Dans ton accordéon


Fleur, jolie fleur

Donne-moi ta rougeur

Donne-moi ta beauté

Toute ton éternité

Lorsque tu te fanes

Sans inimitié

Dans le vase du salaud

Qui t’as déracinée. 


L’horloge

Classé dans : Poésies — 26 octobre, 2012 @ 8:31

 

Son meuble de bois brun ressemble à un tombeau

Où toutes les femmes plongent pour leur enfant qui dort,

Où les os se disputent l’apparence de la mort,

Où les voix du silence en appellent au Très_Haut.

 

Horloge, tu me menaces et ton miroir me vide,

Et je sens cette terreur de me décomposer

De n’être que  cadavre,relique du passé

Que tu me montres, cruelle, comme ma première ride.

 

Que puis-je faire, que puis je dire à tes aiguilles sereines,

Qui martèlent de leur bruit leur fureur et leur haine?

Que puis je faire enfin contre le temps qui passe,

contre toi, métronome des heures qui me lassent?


Pourrais-je enfin triompher de ton ignominie

Je n’en renoncerai pas moins à être une mortelle,

car d’amour et de chair  mon corps se remplit

Et car je suis éphémère je trouve la vie belle.

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